Hier, lors de la rentrée des classes, les alertes se sont multipliées sur les températures glaciales dans les écoles. Les cas de trois établissements ont été médiatisés, mais ils sont loin de refléter l’ampleur réelle de la situation. Ce qui est présenté comme de simples dysfonctionnements isolés concerne en réalité de nombreuses écoles toulousaines. Le fait que ces épisodes se reproduisent chaque année montre clairement qu’il s’agit d’un choix assumé de non-anticipation de la part de la municipalité.
Des témoignages concordants font état de températures comprises entre 5 et 13°C dans plusieurs établissements. Des enfants avaient les lèvres bleues. Ces conditions sont inacceptables et doivent cesser.
Un problème connu, prévisible et pourtant ignoré
Cette situation est parfaitement évitable. Elle résulte du choix de n’allumer les chaudières que le lundi matin, sans vérification préalable de leur bon fonctionnement. Résultat : des écoles ouvertes dans des conditions indignes à la rentrée.
La comparaison est sans appel : dans les collèges, le Département anticipe correctement l’allumage du chauffage et aucun problème n’a été constaté dans ces établissements.
Autre décision choquante : le chauffage est coupé dès lors que les enfants ne sont pas présents, en ignorant les agent·es qui assurent le ménage pendant les vacances. Certain·es ont travaillé dans des bâtiments à 10°C. Ces conditions sont inacceptables. Les normes minimales de température doivent être respectées pour toutes et tous.
Une situation récurrente, des alertes ignorées malgré des solutions simples
Chaque année, au retour des vacances de janvier ou de mars, les personnels et les syndicats alertent pour les mêmes situations. Le problème est connu et dénoncé depuis plusieurs années. Pourtant, aucune solution durable n’a été mise en place.
Ainsi, nous le disons clairement : la mairie fait des économies sur le dos des enfants et des agent·es municipaux·ales. L’accueil des élèves et les conditions de travail ne peuvent pas être une variable d’ajustement budgétaire.
Avec la volonté, les solutions sont simples : anticiper systématiquement l’allumage du chauffage, y compris le week-end, vérifier le bon fonctionnement des installations avant la rentrée et veiller à l’entretien et la modernisation des systèmes de chauffage.

C’est en effet le cas de l’école de ma fille (élémentaire Michoun) avec différentes coupures d’électricité au cours de la journée empêchant le chauffage de fonctionner et une rupture de canalisation (travaux en cours ou froid ?). Résultats des classes à 11 degrés, un repas froid bricolé par les agents et certaines classes dans la pénombre si les stores n’avaient pas été relevés au préalable. Et un problème de toilettes pour couronner le tout…