Groupe politique des élus et élues d'opposition à Toulouse et sa Métropole. Démocratique, solidaire & engagé pour le climat.
Conseil Métropolitain – Liminaire – Marc Péré
Conseil Métropolitain – Liminaire – Marc Péré

Conseil Métropolitain – Liminaire – Marc Péré

Contexte et moment politique

 

Dernier conseil de la mandature, c’est toujours un moment de bilan émouvant. Il y a 6 ans, ce bilan était tiré à l’orée d’une pandémie qui allait marquer nos vies. Cette année, ce bilan se fait dans un contexte lourd :

 

  • Instabilités internationales.
  • Tensions sur les finances publiques, résultat de 9 années d’une politique budgétaire méthodique qui brise encore et encore notre modèle social, en donnant toujours plus à ceux qui ont déjà tant.
  • Un contexte de dérèglement climatique qui s’accélère, et qui génère, dans une formidable explosion de post vérité, l’accélération brutale d’un mouvement réactionnaire profond qui nie les causes et rejette les responsabilités, alors qu’on parle là de rien d’autre que de l’avenir de l’humanité.

 

Quel rôle pour les EPCI dans ce contexte ?

 

On l’a dit : Les collectivités, communes ou métropoles, sont de plus en plus contraintes. Et dans ce contexte, la coopération entre communes n’est pas un luxe, c’est une véritable nécessité. Créée il y a onze années, en application de la loi MAPTAM, Toulouse Métropole a certes grandi, investi, agi. Personne ne le conteste.

 

Mais une métropole ne se juge pas seulement à ses projets. Elle se juge à son modèle de gouvernance, à la place laissée à chaque commune et à l’intérêt général métropolitain porté. Il ne s’agit pas seulement d’additionner des politiques publiques : il faut une confluence de celles-ci pour faire métropole. Il y a un malaise réel peut être insuffisamment exprimé : Une Métropole trop souvent pensée depuis sa ville-centre, et dont les décisions ondulent ensuite, à faible vitesse, vers les autres communes.

 

Il ne s’agit pas là d’un propos polémique, il est bien trop tard pour le faire, il s’agit d’un constat partagé.

 

L’exemple des VLS :

 

L’archétype de cette pensée rabougrie, c’est l’exemple des stations VLS, un cas d’école de ce que ne devrait pas faire une Métropole :

    • Une compétence métropolitaine que la Métropole refuse de financer ;
    • Une compétence traitée dès le début sans aucune réflexion à l’échelle métropolitaine.

 

Mais aussi : la prolongation du Téléo

 

Mais on pourrait encore prendre l’exemple de la prolongation du Téléo vers un quartier toulousain, un exemple plus que choquant. Cette question n’a pas été débattue avec les communes, dont les habitants financent pourtant toutes et tous Tisséo.

 

Toujours sur le sujet des Mobilités, il aura manqué l’indispensable : parler vrai.

Parler vrai sur l’enfer quotidien que vivent des dizaines de milliers de métropolitain qui n’ont pas la chance d’habiter Côté Pavée:

  • L’Étude AUAT décrit un périphérique totalement saturé d’ici 2030.
  • Pour des dizaines de d’habitants, c’est déjà l’enfer quotidien :
    • Temps perdu, fatigue, stress, coût financier, qualité de vie dégradée

 

Parler vrai aussi sur les projets que nous finançons à coups de centaines de millions d’euros et qui vont mettre à terre nos finances. Un projet à 4 milliards, jamais évoqué en Commission Mobilités, un silence insultant pour les membres qui la composent et qui en sont pourtant les financeurs.

  • A ce propos, Tunnelier numéro 1, 3 mois sans bouger ? Pourquoi ?

 

Une Métropole qui agit pour ses habitants, elle organise les alternatives :

  • Le RER métropolitain ;
  • Le prolongement de certaines lignes de métro au Nord ou au Sud-Ouest ;
  • Elle développe avec ambition les bus sur des voies en site propre, et non au compte-goutte, comme vous l’avez fait pendant ces 6 année.
  • Elle développe de vraies pistes cyclables alors qu’une association vient de dénoncer les retards pris durant cette mandature.

 

Alors vient l’heure du bilan :

 

  • Un bilan profondément négatif : négatif comme le sera l’épargne nette de notre métropole cette année.
  • Abyssal, comme le sera notre endettement, satellites compris, qui atteindra les 7 milliards dans deux ans, ce qui en fera la métropole la plus endettée de France.
  • Une Métropole arcboutée sur des projets routiers que même Pompidou aurait hésité à défendre.
  • Une Métropole, je l’ai dit, engluée tous les soirs dans des bouchons interminables qui désespèrent les gens.

 

Alors la question de l’avenir de la métropole se pose :

 

  • Il faut une Métropole de coopération, plus juste, plus forte et plus efficace, qui mutualise toujours plus.
  • Une Métropole qui garantisse une coopération équilibrée entre cette ville centre, qui est un immense atout pour toutes nos communes, et les 36 communes environnantes.

 

Pour cela, il y a besoin d’un esprit nouveau pour la mandature qui s’ouvrira bientôt. Ainsi, j’appelle de mes vœux, dans un futur proche, une majorité de gauche, pluraliste, large, ouverte, profondément écologiste et citoyenne. Ce sera je l’espère à nos successeurs d’ouvrir ce nouveau chemin que j’appelle de mes vœux.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *