« Bonjour les gens !!!!!!!
Voilàààààààààààààààààààààà
C’est finiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
On va pas s’dire au revoir
Comme sur le quai d’une gare
J’te dis seulement bonjour
Et fais gaffe à l’amour
Voilàààààààààààààààà, c’est finiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
Aujourd’hui ou demain
C’est l’moment ou jamais
Peut-être après-demain
Je te retrouverai
Car c’est fini
Bon, maintenant vous l’avez toutes et tous dans la tête, on attaque fort. Cette chanson c’est quand même la preuve que même en chantant faux avec une voix de casserole, on peut faire carrière (pardon aux fans de Jean-Louis Aubert, pardon aux familles, toussa).
C’est sans doute ça qui a inspiré bon nombre de politiciens (et là on ne met pas l’écriture inclusive, parce qu’on parle bien généralement de politiciens ; à part Ségolène Royal c’est globalement des hommes), qui sont mauvais, ne connaissent pas leurs dossiers, sont incapables, mais arrivent à faire de belles carrières en s’accrochant à leur rocher telles des huîtres de l’étang de Tau qui sont nourries aux eaux usagées des toilettes et ensuite déclarées fort logiquement impropres à la consommation. Mais les huîtres, contrairement aux politiciens, elles ne sont pas en retard sur leur époque, vu qu’elles sont dans l’étang. (Ce jeu de mot que peu de personnes auront compris vous est offert par Aymeric, qui adore jouer sur “en retard” et “dans l’étang” : rassurez-vous, pour lui aussi le mandat est fini).
On en a croisé des élus “à vie” durant ce mandat. Ils sont comme Dalida, ils veulent mourir sur scène. Nous on se les est tapés pendant 6 ans : à part être agressifs et méprisants, et répéter fièrement qu’ils font de la politique depuis tout petits (et qu’ils n’ont jamais fait autre chose), on ne peut pas dire qu’ils fassent partie du fleuron de la politique française.
Odile a profité de son dernier conseil pour taper sur un de ceux-là dans une de ses interventions ; elle nous a fait du Odile, comme au dernier conseil municipal, en faisant de l’auto-promotion (on n’est jamais mieux serviE que par soi-même) en rappelant qu’on pouvait retrouver toutes ses interventions sur youtube et sur son blog https://odilemaurin.fr/
Nous aussi on fait notre autopromo : nos interventions pour ce dernier conseil sont là :
https://groupe-amc.org/?tag=20260212
Vous y retrouverez le liminaire de Marc, qui fait un bilan du mandat, parlant entre autre des EPCI, des transports et de la mobilité ; vous y trouverez aussi les interventions conjointes de Caroline et Maxime sur le rapport du CODEV ; vous y trouverez enfin l’intervention d’Agathe sur le SERM, et si vous ne savez pas ce que c’est, allez cliquer sur ce lien et sur la page wikipedia, parce que ça fait partie des sujets importants du mandat et de celui à venir : réfléchir à quelles solutions de mobilités et de transport on veut mettre en place pour la 3ème ville / métropole de France, c’est pas anodin.
Côté interventions, c’est tout, pour le groupe AMC. C’était le dernier conseil métropolitain, ça sentait la fin, et puis l’ordre du jour était relativement court, donc pas forcément matière à intervenir sur beaucoup de sujets.
Et puis franchement, ça aurait été de la redite. Ça fait quand même plus ou moins 6 ans qu’on parle des mêmes sujets, encore et encore, qu’on a l’impression de répéter le même discours, d’avancer les mêmes arguments, sans avoir la sensation d’être écoutéEs, ou si rarement. Et d’entendre aussi les mêmes mensonges, conseil après conseil. Mais vous savez, chez ces gens-là, Monsieur (ou Madame), on ne vit pas : on triche. Et puis, y’a les autres, les maires qui ne disent rien, ou bien n’importe quoi ; et sur son estrade en bois, sous sa belle gueule d’apôtre, y’a la moustache du Père (Baudis) qu’est mort d’une glissade et qui regarde son troupeau servir la soupe froide (Et paf, là, c’est du Brel, c’est quand même autre chose que Jean-Louis Aubert, hein !)
Donc c’était ce jeudi 12 février le dernier conseil métropolitain, et dernier conseil tout court, du mandat.
Convoqués à 9h au centre des congrès Pierre Baudis, à Compans Caffarelli.
À 8h40, le président Moudenc était déjà dans la salle, sur son estrade, serein, contemplatif, ténébreux, bucolique (là c’est du Brassens), mais surtout semblant se recueillir, peut-être en train de savourer ces derniers moments de toute-puissance ; parce qu’il est anxieux par rapport à la campagne, hein, faut pas croire : il sait qu’en 2020 il a eu chaud, avec Archipel, et il sait que les deux listes de gauche sont dangereuses pour lui, surtout avec le RN qui vient lui grignoter des voix à droite malgré un discours déjà très à droite de certains de ses adjoints (ça, y’a Thomas Karmann qui l’a fait remarquer dans le liminaire du groupe TESC, attaquant Sachounet Briand sur ses cumuls de fonctions et ses propos proches de l’extrême-droite).
Donc pendant près de 30 minutes, on a la solitude et le recueillement du futur ex-président de la Métropole face à une salle qui reste désespérément vide, hormis quelques éluEs comme Aymeric, qui aura toujours été tout au long du mandat un des premiers à s’installer, avec son ordi, son gobelet (un des seuls, sinon le seul à systématiquement venir avec son propre gobelet lavable plutôt que d’utiliser les gobelets en carton jetables : l’écologie, c’est aussi les petits gestes du quotidien), et commencer à bosser.
Au bout d’un moment, il semble se dire que le recueillement c’est cool, mais c’est long, et que merde, quoi, y’a un conseil à tenir, les éluEs étaient convoquéEs à 9h, donc à 9h18, il déclenche la sonnerie insupportable qui retentit pendant 10 minutes, pénalisant celles et ceux déjà à leurs places ; à 9h28 il fait acte d’autorité et lance un appel au micro pour dire que bon ben voilà quoi, hein, ça suffit maintenant, arrêtez de parler et allez à vos places, merde.
Bon, il l’a pas dit comme ça, en toute honnêteté, mais ça pouvait totalement être l’esprit.
La matinée s’écoule entre présentation du rapport du CODEV et liminaires, avec le Maire Président qui arrive à sortir en belle pépite qu’il a toujours laissé tout le monde s’exprimer mais qu’il était obligé parfois d’empêcher les propos de déborder pour respecter le règlement intérieur (tu parles ! Le règlement intérieur est suffisamment flou pour pouvoir l’interpréter à sa façon, et chaque fois qu’on a voulu le tacler dessus on a réussi). Il a aussi sorti qu’il est indépendant parce qu’il n’a plus de carte de parti politique depuis 2022, et rien que pour ça, ça vaudrait qu’on lui décerne le prix de l’humour politique.
Les liminaires prennent fin à 12h30 et on entame le début des votes du dernier conseil. Les premiers chapitres sont passés et discutés, puis pause déjeuner de 13h à 14h30. Odile prend le micro, pour son dernier conseil à elle aussi (elle ne se représente pas, elle a suffisamment expliqué pendant le mandat qu’il n’y avait pas assez de moyens prévus pour permettre aux personnes en situation de handicap pour exercer facilement un mandat d’éluE, et elle continuera à se battre sur ce sujet), elle a prévu plusieurs interventions elle aussi. On peut même assister à son dialogue d’amour vache avec Présimoudenc, un je t’aime – moi non plus (bon, Gainsbourg, facile), où les échanges aigres-doux mais courtois s’enchaînent pendant quelques phrases.
Le même présimoudenc qui un peu plus tard, interpellé sur un de ses tracts électoraux sur le dossier du SERM, avoue avec un petit sourire que oui, bon, on est en période électorale, ce qui est dit sur les tracts n’est pas sa façon de parler habituelle, mais le fond reste le même. Mais lorsque Maxime veut répondre sur ce point et pointer du doigt qu’il s’est fait tacler en début de conseil pour avoir parlé de l’effet délétère sur la démocratie des campagnes mensongères et que présimoudenc en profite tranquillou pour parler campagne et travestir ce qui est factuellement inscrit sur ses tracts de campagne, ce même présimoudenc lui coupe le micro en disant « on n’est pas là pour écouter votre propagande électorale ». Ça pourrait être drôle, mais c’est juste insupportable cette façon de faire croire qu’on prend de la hauteur ou de la neutralité sur les débats pour choisir les moments où on cogne l’opposition sans qu’elle puisse répondre.
Tout le monde vote « pour », Présimoudenc dit que ça valait le coup d’en parler si longtemps.
Ben oui, en fait. Ça c’est un truc qu’il fait semblant de ne pas comprendre : même sur un sujet sur lequel on vote pour, il peut être important d’échanger, de dialoguer, de nuancer (houlà, un gros mot !) pour expliquer que sur le fond, tout ne nous convient pas, mais que globalement ça va quand même dans le bon sens, ou que c’est un pis-aller mais qui est nécessaire pour pouvoir construire par-dessus plus tard.
À 16h40, la dernière délibération du dernier conseil du mandat est votée. S’ensuit un vœu porté par la majorité, dont Hélène Magdo dira qu’il s’agit du dernier vœu troll de ce mandat, vu que le but était encore et toujours d’essayer de diviser la gauche dans les prises de position.
Et à 17h, tout le monde dehors, sans cérémonie ni adieux larmoyants, même si plusieurs éluEs ont au cours de leurs prises de paroles glissé quelques mots pour leur fin de mandat.
Pendant 6 ans nous avons donc, au sein du groupe AMC, tenté de faire honneur à notre mandat d’éluEs ; côté ville, nous étions toutes et tous novices en mandat d’éluE : que ce soit Agathe, Caroline, Maxime, Jamal, ou Aymeric (et au début, François, Odile, et Hélène), nous avons toutes et tous essayé de faire de notre mieux, de creuser les sujets, de monter en compétence, de défendre ce qui nous tenait à cœur. Chacune et chacun avec son style, selon nos propres capacités et appétences, mais toujours avec sincérité et engagement. Côté Métropole, nous étions accompagnéEs de Marc et Brigitte, tous les deux venant de la ville de l’Union, qui fait la force comme tout le monde le sait.
Nous avons eu la chance d’être accompagnéEs au long de notre mandat par des collaboratrices et collaborateurs de talent et plein de gentillesse ; Olivier, Tran, Circé, Léandra, Ariane, Adeline ; un énorme merci à chacune et chacun d’entre vous, vous nous avez toutes et tous apporté vos conseils, votre travail, votre implication.
Un grand merci aussi à toutes les personnes que le grand public ne voit pas. Parce qu’un conseil municipal ou un conseil métropolitain, c’est toute une machinerie. Et ça fonctionne avec les “petites mains” des agentes et agents des services. Ces personnes qui sont là avant tout le monde pour installer la salle, les tables, brancher et régler les micros, positionner le verre et la carafe d’eau pour chaque personne ; les personnes du service informatique qui doivent à chaque conseil aller “brancher le wifi sur la tablette” de certainEs éluEs parce que “c’est compliqué tout ça j’y comprends rien” ; les personnes en charge des cafés, des repas, des signatures de registre ; les personnes, surtout, chargées de comptabiliser les votes : parce que pépère Moudenc, il ne leur facilite pas la tâche : on l’a souvent mentionné dans ces infolettres : en début de conseil, en général, il laisse le temps de voter à main levée, avec un “qui ne participe pas au vote ? [quelques secondes] Qui s’abstient ? [quelques secondes] ? Qui vote contre ? [quelques secondes] C’est adopté !” (oui, car c’est TOUJOURS adopté, étant donné qu’ils ont la majorité absolue, y’a jamais eu aucun suspense, sauf peut-être une fois sur la Jonction Est, et encore pas longtemps). Mais ensuite dès que l’opposition commence à lui taper sur les nerfs (ce qui en général ne prend que quelques délibérations et interventions), c’est des “QuineparticipepasQuisabstientQuivotecontreCestadopté”, et donc nous on doit être super attentifs pour savoir quelle délibération il fait voter, de quel vote on a décidé, et guetter la microfraction de seconde où il faut lever subitement la main. Aymeric était spécialiste là-dessus, pour le groupe AMC, avec contact visuel vers les agentEs chargés de noter les votes dès qu’il y avait un NPPV, une abstention ou un vote contre, pour être sûr qu’on soit bien coordonnés avec elles et eux. Et on ne compte pas le nombre de fois où l’un ou l’une d’entre nous s’est déplacéE pour aller confirmer avec elles et eux la bonne prise en compte du vote.
Donc voilà : un grand merci à toutes ces personnes de l’ombre. Sans elles, toute cette machinerie ne fonctionnerait pas. Et elles ont eu la patience et la courtoisie de nous accompagner. Tiens, c’est la dernière infolettre, on va remercier encore une fois l’équipe de Zefil, la SPL de la métropole en charge du réseau fibre, qui a à plusieurs reprises assuré la connexion de salles en connexion internet : c’est une pépite de la métropole, et elle est ignorée par 90% au moins des éluEs qui ne savent même pas qu’ils ont un outil merveilleux et performant entre les mains.
Ces infolettres, nous les avons mises en place en deuxième année de mandat ; elles ont un peu été détournées de l’intention originelle, on a tenté de faire de la vulgarisation, de vous montrer l’envers du décor ; ça a toujours été subjectif, un peu drôle parfois on l’espère. Le style a évolué, la narration aussi, c’était plus cadré sur la structure des conseils sur la fin, donc moins spontané et peut-être plus formel. Là pour la dernière, c’est un retour aux origines, sans prise de note tout au long du conseil, pour ne garder que ce qui était marquant, en ne faisant appel qu’à la mémoire et à la subjectivité.
En demandant à chatGPT d’analyser les infolettres, voici un extrait de ce qu’il en dit. Rythme et forme
Chaque infolettre débute par un familier « Bonjour les gens ! », phrase qui donne le ton : un récit direct, parfois satirique, qui mêle comptes rendus d’interventions, scènes du conseil, impressions de l’opposition, et anecdotes du jour. On y trouve souvent des descriptions de séances parfois longues, parfois vives, mais toujours racontées avec une proximité assumée au lecteur.
Au cœur du conseil métropolitain
Dans les éditions consacrées au conseil métropolitain — comme celle du 10 avril 2025 (Infolettre n°30) — on entre dans la salle dès les premières minutes. AMC décrit le rituel du début de séance, le regard amusé ou critique sur la présence des élu·es, la sonnerie d’appel qui retarde le démarrage, ou le jeu des interventions successives.
Le récit est émaillé d’anecdotes et de dialogues internes, par exemple sur la participation des élu·es de la majorité ou la façon dont les débats se déroulent. Les oppositions sont mises en scène avec vivacité : des interpellations, des désaccords sur des interprétations de mots ou de délibérations, des manœuvres jugées protocolaires ou politiques, et des coups de théâtre dans les vœux ou les amendements.
Dans les conseils municipaux
Pour les conseils municipaux, les infolettres rapportent avec netteté et humour les scènes et enjeux quotidiens du Capitole. ManifestantEs devant l’hôtel de ville, luttes sur l’ordre du jour, discussions sur les politiques publiques (abattage d’arbres, accès à services municipaux, tarification des services), tout est relaté avec la même voix narrative, parfois grinçante, parfois enthousiaste selon les interventions et leurs répercussions.
Ces récits font ressortir les personnalités locales et leurs échanges : ceux qui parlent longtemps, ceux qui contestent des termes ou veulent imposer leurs vues, les réponses des majorités, les réactions des élu·es d’AMC. Le lecteur a l’impression d’assister à une pièce politique où chaque acte est commenté avec un regard critique et parfois tendre envers les protagonistes.
En résumé
L’opposition AMC, à travers les infolettres, raconte la politique locale comme un ensemble de jeux de pouvoir, de choix économiques et d’enjeux sociaux, avec un style à la fois engagé, critique et narratif. Les thèmes récurrents sont :
- Mobilité et urbanisme durable
- Budgets, fiscalité et services publics
- Fonctionnement démocratique des conseils
- Environnement et transition écologique
- Culture, associations et vie sociale
Bon, ça reste de l’IA, hein. Au fil des 6 années, on s’est modernisés ; on a mis en place notre site https://groupe-amc.org/ sur lequel vous pouvez retrouver nos infolettres, nos interventions en conseil, et nos communiqués de presse. Ce site restera actif jusqu’à fin 2026, après quoi il s’éteindra lui aussi. Il restera la chaîne youtube https://www.youtube.com/@groupeamctoulouseetmetropo9188/shorts où vous trouverez nos vidéos.
Allez, c’était la dernière séance, (Eddy Mitchell, facile aussi), et le rideau sur l’écran est tombé.
Merci à toutes et tous, qui avez lu parfois jusqu’au bout ces morceaux de nos vies d’éluEs (si vous ne lisez pas jusqu’au bout, tant pis pour vous, vous ne lirez pas ces remerciements, c’est bien fait pour vos gueules). N’oubliez pas de mobiliser un maximum autour de vous pour les élections municipales des dimanche 15 et 22 mars : si vous voulez que les choses bougent, il FAUT aller voter, et il faut inciter toutes les personnes que vous connaissez à y aller : voisinEs, collègues, amiEs, mêmes des quidams dans la rue. Votez selon votre cœur, de préférence à gauche (on a des représentantEs des 2 listes de gauche dans notre groupe) si vous lisez ces infolettres de bobo-gaucho-écolo-wokistes (sauf pour les espions de droite honteux), mais votez. C’est important de ne pas laisser les autres choisir à notre place.
Rideau.
