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Grève des éboueurs : la Métropole doit tirer des leçons et changer sa politique de RH
Grève des éboueurs : la Métropole doit tirer des leçons et changer sa politique de RH

Grève des éboueurs : la Métropole doit tirer des leçons et changer sa politique de RH

Un mois, c’est le temps qu’il aura fallu à la Métropole pour faire réellement avancer les négociations, tant elle a rechigné à écouter les agents de collecte qui demandaient la juste reconnaissance de la pénibilité de leur travail.  

Si les résultats de la négociation sont insuffisants, nous sommes soulagés que messieurs Moudenc, Terrail Noves et De Lagoutine aient enfin compris que la gestion des agents ne peut se faire avec du mépris, des coups de mentons et des menaces.  

La gestion de cette grève a été catastrophique, et les seuls responsables de l’insalubrité de nos rues sont les élus de la majorité qui ont préféré partir en congés plutôt que de gérer cette crise. En effet, au lieu d’un dialogue raisonnable et de négociations anticipées et constructives sur l’application de la loi 1607h, la menace de la privatisation a été brandie dans la presse, ce qui n’a conduit qu’à un durcissement du mouvement. 

 Aujourd’hui nous constatons que seules trois catégories d’agents bénéficient de jours de sujétion en reconnaissance de la pénibilité de leur travail (la Police Municipale, Allo Toulouse et les éboueurs), les deux premiers parce qu’ils sont le protectorat de Jean Luc Moudenc, les second au prix d’une grève difficile qui leur a coûté en énergie et en argent.  

D’autres métiers mériteraient aussi des jours de sujétion, mais Jean Luc Moudenc ne veut rien entendre :  

Les ATSEM travaillent 41H par semaine, est-ce normal de les épuiser à la tâche alors qu’elles s’occupent de nos petits ?  

Qu’en est-il des agents d’entretien et de gestion des espaces verts ? Des auxiliaires de puériculture et des autres agents, qui, par leurs horaires spécifiques ou la difficulté de leur emploi mériteraient eux aussi d’être considérés. Qu’en est-il des agents qui collectent les encombrants à la main dans nos rues et hissent des machines à laver dans leurs camionnettes au mépris de leur santé et ne sont pas concernés par l’accord ?   

Malheureusement, la logique strictement comptable de la mairie et de la Métropole prévaut au dialogue social et à une politique RH raisonnée.  

Nous appelons donc messieurs Moudenc et De Lagoutine à continuer dans la droite lignée des négociations avec les éboueurs pour ouvrir, respectueusement cette fois, le dialogue avec les organisations syndicales pour une application juste et intelligente de la loi sur les 1607H.