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CP – Tarification de l’eau :  hausse estivale et opacité des comptes. 
CP – Tarification de l’eau :  hausse estivale et opacité des comptes. 

CP – Tarification de l’eau :  hausse estivale et opacité des comptes. 

Depuis le 1ᵉʳ juin 2024, Toulouse Métropole applique une « tarification saisonnière » de l’eau : le prix du mètre cube augmente de +42 % de juin à octobre et baisse de –30 % de novembre à mai. Cette modulation ne concerne que la part consommation de la facture, et ne s’applique pas à l’abonnement ni aux redevances. Présentée comme « indolore » pour les usagers, cette réforme entraîne de fait des hausses significatives en été, période de canicules où les besoins essentiels sont les plus élevés. 

 

Pour la première année de la mise en place de cette tarification saisonnière, le chiffre d’affaires 2024 de la SETOM (filiale de Veolia) explose de +24%, mais les comptes restent étrangement dans le rouge. Est-ce le mécanisme bien connu des délégations de service public ? 

 

  • des filiales locales déficitaires « en façade », 
  • des flux financiers organisés entre sociétés du groupe, 
  • et finalement, des bénéfices captés ailleurs, sans contrôle citoyen. 

Les habitantEs paient davantage, mais la collectivité perd toute maîtrise sur un bien commun essentiel. Ce n’est pas la sobriété qui est recherchée, mais la rentabilité accrue d’un modèle de gestion opaque. 

 

Nous alertons sur le manque de transparence autour des résultats financiers du délégataire, la SETOM . Alors que des chiffres circulent, aucun document public ne permet aujourd’hui de vérifier l’impact réel de la tarification saisonnière sur les recettes et les investissements. Nous exigeons la publication intégrale des comptes 2024 et du rapport annuel du délégataire, ainsi qu’un bilan clair des flux financiers avec la maison mère Veolia et des sommes réinvesties dans l’entretien et la modernisation des réseaux. 

 

Nous demandons : 

 

  • Un contrôle renforcé de l’exécution du contrat, avec publication en open data des données financières et techniques ainsi qu’une présentation devant la Commission Eau et Assainissement de la métropole des flux financiers entre la SETOM et sa maison mère Véolia. 
  • La mise en place d’un bouclier social (aides ciblées, volume essentiel garanti à tarif réduit) pour protéger les ménages modestes et les foyers sans marge d’adaptation. 
  • Un plan d’investissement accéléré pour la réduction des fuites et la promotion de solutions sobres (récupération d’eau de pluie, équipements économes). 
  • L’ouverture, dès à présent, d’une étude sur le retour en régie publique à l’échéance du contrat, en 2031, afin de mettre fin à la dépendance envers des multinationales de l’eau.

Plus que jamais, l’eau doit revenir en régie publique : un bien commun ne peut pas être livré aux multinationales 

 

Contacts Presse  
Agathe Roby : +33 6 71 07 62 63 
Maxime Le Texier :  +33 6 11 03 64 77