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Cékoitesse qu’un conseil métropolitain ?
Cékoitesse qu’un conseil métropolitain ?

Cékoitesse qu’un conseil métropolitain ?

Le conseil métropolitain réunit tous les maires et un certain nombre d’élus des communes de la métropole de Toulouse.

Les élu-e-s toulousain-e-s sont majoritaires, car ils représentent la moitié de l’assemblée des 133 personnes.

La présentation officielle se trouve ici : https://www.toulouse-metropole.fr/collectivite/conseil-metropolitain

Concrètement, comment ça se passe ?

Nous sommes convoqués à 9h, généralement au centre des congrès de Compans Caffarelli (à cause de la covid) ; le temps que tout le monde prenne son café, ses viennoiseries, etc., on commence réellement vers 9h20 / 9h30.

Le président et ses vice-présidents principaux sont sur une estrade, face aux élus qui sont répartis sur 2 colonnes de 9 rangées de tables.

Comme pour le conseil municipal, on commence déjà par les liminaires ; chaque groupe a un temps de parole en fonction de son importance (donc en fonction du nombre de personnes qui le composent).

C’est déjà le président qui s’exprime, puis les différents groupes, puis Sacha Briand en dernier, pour pouvoir tacler chacun des intervenants sans qu’ils puissent répondre ensuite.

Puis c’est l’enchaînement des débats sur chacune des délibérations : un temps de débat peut être fixé au préalable lors de la réunion des présidents de groupes, quelques jours avant le conseil, en fonction de l’importance des sujets ; certains sujets ont droit à 1h30 de débat, la plupart des délibérations n’ont que 2 minutes 30 en général.

Le président a la liste des demandes d’intervention de chaque groupe pour chacune des délibérations : il leur donne la parole, puis un élu de la majorité répond, et on passe à l’enregistrement de la décision (pardon, au vote démocratique) : le président demande qui ne prend pas part au vote, qui s’abstient, qui vote contre, puis dans la foulée annonce que c’est adopté, sachant très bien que les mains qui se sont éventuellement levées sont minoritaires, issues de cette satanée opposition pastèque élargie.

Vers 13h30 / 14h, quand tout le monde tire la langue, c’est le temps du buffet, et là toutes les personnes jusque-là apathiques retrouvent subitement vigueur et tonus pour se ruer vers la file pour aller se sustenter.

Et boire, aussi, y’a du vin, on prend soin des élu-e-s.

Puis on reprend les délibérations, questions, débats, mauvaise foi, attaques, bref du constructif, toujours.

Et quand les délibérations sont toutes passées, en fin de journée, que tout le monde est fatigué et a hâte de rentrer chez soi, on passe aux voeux et aux questions orales.

Alors, les voeux et questions orales, ça permet d’aborder des sujets qui ne sont pas à l’ordre du jour, en restant le plus possible dans les compétences métropolitaines, mais parfois on déborde un peu (et M. Moudenc refuse parfois des vœux, arguant qu’ils sont hors sujet alors que la jurisprudence démontre le contraire).

Et donc c’est le grand jeu des amendements. La majorité propose de changer le vœu, parfois en changeant ou ajoutant quelques mots, souvent en réécrivant entièrement certaines phrases. Et là, de 2 choses l’une :

  • soit on considère que c’est acceptable et que ça va quand même dans le bon sens, on accepte, et c’est voté par tout le monde
  • soit on considère que c’est n’importe quoi, que ça dénature le vœu, et on retire le vœu.

Puis les questions orales, quand tout le monde tire la langue, se fait dans un non-silence pas respectueux, personne n’écoute ni la question ni la réponse, et quand le président libère la meute en annonçant que l’ordre du jour est épuisé (et les élu-e-s aussi), chacun regagne avec joie ses pénates, fier et heureux du travail accompli, ou simplement content d’en avoir fini.

Ça c’est pour le déroulement. Pour ce qui est des sujets abordés, la métropole a énormément de pouvoir. Elle intervient sur plein de sujets capitaux dans notre vie de tous les jours :

  • les routes
  • les transports en commun
  • Le logement
  • l’eau
  • le budget (énorme)
  • les déchets
  • Le développement économique
  • La voirie et l’urbanisme
  • La politique de la ville
  • La culture

Ça en fait, des sujets, très importants au quotidien pour chacun d’entre nous, dans l’ignorance quasi absolue des gens qui ont du mal à percevoir le rôle de cette métropole.

C’est pour cette raison qu’un changement du mode de scrutin serait bénéfique pour l’assemblée métropolitaine, avec une élection dédiée et non plus couplée à l’élection municipale.

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