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Infolettre n°33 : retour sur le conseil métropolitain du 18 décembre 2025
Infolettre n°33 : retour sur le conseil métropolitain du 18 décembre 2025

Infolettre n°33 : retour sur le conseil métropolitain du 18 décembre 2025

groupe AMC le 18 décembre 2025
groupe AMC le 18 décembre 2025
« Bonjour les gens !

Jeudi 18 décembre, c’était le dernier conseil de 2025, et l’antépénultième conseil de notre mandat : il ne reste après ça que le conseil municipal du vendredi 6 février, et le conseil métropolitain du jeudi 12 février. 

 

Ce conseil s’annonçait relativement court, avec seulement 129 délibérations, mais avec évidemment le budget à l’ordre du jour, et aussi le PLUiH : le PLUiH c’est hyper important, c’est ce qui régit toutes les constructions dans la métropole, et ça impacte toutes les personnes qui veulent faire construire. Et le précédent avait été annulé par le tribunal administratif, donc ça faisait plusieurs années qu’on était toujours sur l’ancien, qui n’était plus adapté. Et c’est tout un bouzin à mettre en place, ce truc : il faut que ce soit voté par chaque commune dans son conseil municipal avant de pouvoir être voté aussi lors du conseil métropolitain, qui l’entérine une fois pour toutes. 

 

Donc pas mal de débats à prévoir. 

 

Comme très souvent, c’est à Compans Caffarelli qu’avait lieu le conseil, convocation à 9h, début réel à 9h30, avec la super sonnerie qui retentit et rappelle toutes les personnes encore en train de boire leur café et de papoter tranquillement. 

 

On commence avec le traditionnel discours de présimoudenc, qui rend hommage à l’ouvrier mort sur le chantier du métro, mais ne demande pas de minute de silence comme l’avait proposé notre groupe ; il nous a répondu dans un courrier en amont du conseil que les minutes de silence étaient réservées aux personnes ayant été élues au sein de cette assemblée. 

 

Les liminaires des différents groupes s’enchaînent, parlant des morts au travail, de l’attentat de Sydney, de féminicides (on ne met pas de lien web vers les féminicides, il faudrait en mettre trop ; rappel qu’au 18 décembre, pour l’année 2025, on dénombrait déjà 158 féminicides : si vous voulez le détail, allez voir le site de noustoutes.org).  

 

Maxime fait la première partie du liminaire, en parlant du candidat Moudenc à Toulouse, puis Agathe prend le relais en parlant entre autre de l’encadrement des loyers : vous pouvez retrouver leurs deux textes ainsi que toutes nos interventions sur notre site. 

 

C’est Sacha Briand qui répond, comme toujours, et qui reprend le thème des féminicides. Bon, on n’en a pas entendu parler pendant 6 ans, mais là les élections approchent, faut montrer qu’ils se saisissent bien du sujet, hein. 

 

Il attaque Agathe en disant qu’elle promeut la collectivisation forcée des logements, disant que l’encadrement des loyers ne fonctionne pas et que ça fait fuir les investisseurs privés. Mais hormis ses conneries habituelles, il dit aussi des choses assez glaçantes : qu’il faut pouvoir remettre en cause la parole des experts ; que s’il y a 2 cm de mousse fleurie sur un terrain, ça ne doit pas empêcher de construire des bâtiments (référence au terrain de Bordeblanche aux Pradettes) ; il fait aussi référence à l’A69. C’est raccord avec son climatosceptiscime habituel, et c’est un discours inquiétant : un responsable politique, élu à la ville, la métropole et la région (oui, c’est un cumulard, on vous rappelle) qui dit clairement que les règles, on s’en fout, que la science ne détient pas la vérité. Donc qu’en gros, ben on fait ce qu’on veut, hein, on va pas se faire chier avec des précautions pour tenter de préserver notre environnement. Toute ressemblance avec Donald Trump n’est malheureusement pas à écarter. 

 

Il prouve aussi qu’il ne maîtrise pas le français : il dit que Maxime est “chafouin”, semblant par là vouloir dire qu’il est grognon. Or chafouin, ça veut dire « rusé », en vrai de vrai. 

 

Présimoudenc répond entre autres à Pierre Lacaze qui l’accusait de collusion avec Emmanuel Macron. Puis il cède la parole à KTM qui s’en prend à Agathe et l’attaque sur LFI : la vice-présidente parle pendant de nombreuses minutes, hors liminaire : c’est sympa de lui laisser une tribune sans réponse possible. Pas super démocratique, mais bon, après presque 6 ans de mandat, on a appris à vivre avec, hein : le fait du Prince dans toute sa splendeur. 

  

11h10 : début des votes (ouais : 1h40 pour le discours de présimoudenc, les liminaires, la réponse de Sachounet, le “mot” de clôture de présimoudenc, et les tribunes qu’il a laissées par stratégie politicienne). 

 

Puis on attaque le passionnant débat sur le budget. Marc parle longuement, il parle de la dette, et de l’échec total de la politique budgétaire de la métropoleMichèle prend la suite. Elle parle évidemment du budget, mais elle finit avec un rappel à Briand qu’il y a quelques années, il avait publié sur les réseaux sociaux une photo de Michèle barrée par une croix rouge. Il semble surpris, faut dire qu’il fait tellement de trucs moches que c’est compliqué pour lui de se souvenir de tout. 

 

Joseph Carles souligne les propos de Marc en disant en gros qu’il n’a pas tort. Pour faire simple, il confirme que le DOB (Débat d’Orientation Budgétaire), c’est de la daube (gros étron). 

 

Maxime intervient rapidement, puis Sachounet demande la parole, en prévenant qu’il risque d’être un peu long : Présimoudenc lui dit que de toute façon, certains groupes ont parlé très longuement en mettant même 2 orateurs (il parle de nous, hein !) au mépris de ce qui était convenu lors de la conférence des présidents, et que donc, il peut prendre tout le temps qu’il veut. 

 

Voilà, comme ça c’est clair, et effectivement, on se tape un looooooooooong monologue qu’on va vous épargner ici. 

 

À noter qu’il est 12h30 et que les seuls votes qu’on a faits jusqu’à présent sont ceux de validation du procès-verbal du dernier conseil et la prise d’acte des décisions du bureau : aucune délibération n’est encore votée. 

 

12h56, on passe enfin au vote ;  une fois tous les votes “contre” faits, on passe à la 5.28 sur les vélotoulouse : Marc intervient pour dire qu’il y a iniquité entre les différentes communes. 

 

À 13h10, présimoudenc décrète la pause repas, avec une reprise à 14h40. 

 

Et on reprend avec le PLUiH. Mais en fait non, y’a Isabelle qui tente d’intercepter le regard de présimoudenc en vain, donc elle prend le micro pour lui dire qu’il manque des votes sur le chapitre 5. Elle parle, le président est perdu, cherche vainement des yeux la voix qui s’adresse à lui, tel Jean D’Arc, jusqu’à enfin comprendre qu’elle est en face de lui, à une vingtaine de mètres. 

Il est convaincu que c’est déjà voté, en fait non, donc il fait voter sans nous laisser le temps de lever la main. Merci pour les services qui doivent venir quémander notre vote. 

 

Et on passe au chapitre 4 (oui, après le chapitre 5, cherchez pas) et c’est parti pour une heure de débats sur le PLUiH. 

 

Et c’est un exercice de style d’Annette Laigneau qui comme chaque fois bute sur la plupart des mots, semble perdue dans son texte, et fait des commentaires pour elle-même à haute voix. Mais rassurez-vous, c’est son dernier mandat. 

 

Maxime prend la parole sur le PLUiH. Il parle de plein de choses, notamment le quartier de Bordeblanche aux Pradettes qui a trop de logements par rapport à ce qui est prévu en fonction de la desserte par les transports en commun. Et il pointe du doigt les 2 mauvais élèves sur les 37 communes : Toulouse et Balma. 

 

Thomas Karmann enchaîne pour le groupe TESC, puis Marc prend la parole pour une longue intervention, et présimoudenc fait encore remarquer que ça fait 2 personnes de notre groupe qui s’expriment : bah oui, on a des choses à dire, en vrai de vrai ; ça fait partie de notre mandat, ça fait partie de notre rôle, c’est pour ça qu’on a été éluEs, n’en déplaise à Moumou. 

 

C’est Dominique Fouchier qui intervient ensuite, puis Vincent Terrail-Noves, puis d’autres personnes.  

 

Il est 16h, nous sommes toujours sur le chapitre 4, nous n’avons donc pas encore validé 2 chapitres sur les 13 dont nous devons parler. 

 

Présimoudenc sort les griffes : il interpelle directement Thomas et dit « vous avez dit que le précédent PluiH a été annulé par notre faute : qui visez-vous ? » Thomas répond que bah, eux, en fait. Présimoudenc se défend en disant que la réglementation n’était pas la même, qu’il existait plusieurs méthodes de calcul, et que le tribunal a estimé qu’ils avaient choisi la mauvaise méthode. Présimoudenc dit que c’est donc une responsabilité collective. 

 

Pour que chacune et chacun puisse se faire sa propre idée, voici le jugement rendu par le tribunal administratif. 

 

Annette Laigneau répond à Maxime et à côté de la plaque aussi, Maxime reprend donc la parole pour rappeler ses propos : le tracé de la ligne C n’est pas pris en compte dans le PLUiH alors qu’il serait normal d’envisager de densifier cette zone qui reste très pavillonnaire par endroits.  

 

16h34 : le PLUiH est adopté. On passe au chapitre 6 

 

Et pour la 6.15, intervention d’Agathe sur l’augmentation des tarifs pour la cité de l’espace et elle démolit les arguments habituels de la droite sur « oui mais c’est plus cher ailleurs ». 

 

Bon, ben réponse de Pierre Trautmann « c’est plus cher ailleurs, et puis surtout on ne peut pas tout faire en une journée donc on a fait un tarif 2 jours qui a diminué [mais qui coûte plus cher qu’une seule journée évidemment, ndlr] ». Donc il explique en gros que oui, sur un jour c’est cher, mais que sur 2 jours, c’est moins cher que sur 2 fois 1 jour, donc au final c’est pas si cher que ça, hein. Et il finit avec une expression assez malvenue car sexiste. 

 

Présimoudenc reprend la parole pour faire de la propagande électorale, arguant que si on baissait le prix de la cité de l’Espace, on augmenterait la dette et bouh regardez les méchants gauchistes qui vont ruiner la ville. 

 

On arrive au chapitre 8, intervention de Caroline sur la 8.2, parlant du mauvais traitement de certaines associations, et la politique de « diviser pour mieux régner ». 

 

Il est 17h15. Réponse de Christophe Alves, qui salue la participation de Caroline au groupe de travail sur les associations, et qui tacle les autres éluEs qui se sont expriméEs mais sans prendre part à ce groupe de travail. 

 

Hélène Cabanes prend la parole sur la 8.3, puis on reprend les votes, avec 30 délibérations successives votées sans intervention. 

 

Nous sommes donc au chapitre 11, à 17h37, et on a une intervention de Jamal sur le rapport d’observations définitives portant sur l’accès au logement social. 

 

18h15, 13.2, Maxime intervient pour parler d’Evotec, encore un investissement « innovant et nouveau » fait par la métropole et qui comme Hyperloop et autres ratés a coûté du pognon à tout le monde. 

 

Il est 18h30, toujours au chapitre 13, y’a plusieurs éluEs qui ont déjà commencé à partir ; nous on est comme toujours relégués en fond de salle, donc pas loin des portes, et on subit les discussions des gens qui s’apprêtent à partir et qui papotent tranquillement. 

 

18h48, on aborde le chapitre 16 et Maxime intervient sur les investissements sur les SCIC, pour se satisfaire de cette délibération. Présimoudenc lui dit que le plaisir va être doublé vu que c’est JJB qui est nommé sur ce poste. 

 

19h : on passe aux vœux. Enfin « au vœu », vu qu’il y en a un des deux qui est supprimé. 

 

Hélène Cabanes présente donc le vœu pour lutter contre les morts au travail. Pendant la présentation elle invite à un moment de recueillement, et se tait, donc. Présimoudenc coupe cet instant de recueillement en demandant si elle a fini la présentation, preuve qu’il n’écoutait pas, elle reprend donc. 

 

Jean-Michel Lattes indique qu’il a proposé des amendements, et qu’Hélène lui a dit qu’elle souhaitait retirer le vœu. Présimoudenc clôt donc cet antépénultième conseil à 19h04. 

 

Voilà ; il est temps désormais de s’occuper des festivités de Noël, du moins pour celles et ceux qui le peuvent, parce qu’on n’oublie pas qu’il y a des gens à la rue, donc la préoccupation principale est déjà de survivre. On pense aussi à celles et ceux pour qui cette période de fêtes est douloureuse à subir pour différentes raisons. Nous vous souhaitons à chacune et chacun le meilleur pour cette période, et vous donnons rendez-vous en février 2026 pour la fin de notre aventure. Prenez soin de vous, et espérons que 2026, à défaut de vendre du rêve (on est toujours sous Macron, hein), permettra des changements de politique dans la plupart des villes. 

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