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Infolettre métropolitaine #4 (23/12/2021)
Infolettre métropolitaine #4 (23/12/2021)

Infolettre métropolitaine #4 (23/12/2021)

Bonjour à toutes et à tous ! 

C’est la dernière infolettre de 2021, servie juste avant les fêtes afin que vous puissiez passer une fin d’année totalement sereine ; nous avons donc une utilité publique. 

Jeudi dernier (16/12/2021) a eu lieu le conseil métropolitain. 

« Et alors, que s’est-il passé » vous enquérez-vous ? 

Beaucoup de choses. Certaines utiles, certaines futiles, certaines réjouissantes, certaines affligeantes (beaucoup trop dans cette catégorie). 

Commençons par le commencement : déjà, en arrivant, il y avait du monde qui nous attendait ; les éboueurs en grève s’étaient rassemblés devant le centre des congrès Pierre Baudis, à Compans Caffarelli, où se tient traditionnellement le conseil métropolitain. 

François, Maxime, Caroline, Odile, Jamal en ont profité pour discuter avec eux, échanger sur leurs difficultés et la problématique du fini-parti. Agathe était absente pour ce conseil, officiellement pour une gastro, mais on est tous conscients ici que c’était une réaction allergique à la majorité, on n’est pas dupes.  

Marc et Brigitte sont arrivés en retard, en raison de la panne de la ligne A du métro suite au problème de canalisation à Marengo-SNCF. Ça nous a permis de voir un Sacha Briand tout inquiet de ne pas voir son copain présent, et qui est venu se rassurer auprès de nous que Marc allait bien arriver. Sans quoi, son numéro de duettiste habituel tombait à l’eau, il aurait été tout dépité.  

Et le conseil a donc pu commencer ; les liminaires en premier, avec Marc qui a théâtralement déclaré qu’il avait dû réécrire tout son liminaire en urgence la veille au soir à la suite de la parution de l’article de Médiacité : la Banque Européenne d’Investissement qui était fièrement présentée comme LE garant de la troisième ligne de métro par notre brillant Sacha a fait pschit, les sommes annoncées ne sont pas au rendez-vous. Et ça a donc permis à nos duettistes préférés (en fait, non, c’est pas vraiment nos préférés, mais il faudra qu’on fasse un classement un jour) de reprendre leur numéro habituel de « je t’aime-moi non plus ». 

Odile a sérieusement écorné l’image du maire inclusif que veut se donner Jean-Luc Moudenc en étrillant le rapport de la commission intercommunale d’accessibilité et le suivi du PAVE, nom barbare du plan de mise en accessibilité de la voirie et de l’espace public, dont le budget a été divisé par 4 depuis 3 ans, et dont la liste des retards dans les engagements pris est trop longue : en bref, notre bon maire est plus validiste qu’inclusif. (Validisme = discrimination fondée sur le handicap). 

Puis on est passés à l’examen des délibérations. 135 délibérations réparties en 15 chapitres. On a donc commencé le bal des interventions. Odile a pu commencer ses premières, entrecoupées de Thomas Karmann, Marc, et des réponses qui leur étaient adressées. Dont la réponse de Sacha pas brillant à Thomas, faisant une caricature de l’écologie assez minable, caricature qu’il a reprise d’ailleurs dans la vidéo d’après-conseil tellement il en était fier, disant entre autres que les écolos voulaient tous interdire le foie gras, les sapins de Noël, et que tout le monde fasse Toulouse-Paris à vélo. Jean-Luc Moudenc a pris la parole pour dénoncer les caricatures. Ah, quand même, un peu de sincérité, vous direz-vous. 

Bah non. Il dénonçait des prétendues caricatures de la part de Thomas. Mais il a visiblement été pris d’une surdité absolue pendant le discours pas brillant de Sacha (vous le dites, si on abuse du « brillant » pour « Briand », hein ? Parce que c’est drôle, c’est du comique de répétition. Vous connaissez le principe du comique de répétition ? Tant que personne ne rit, on répète la blague). 

Puis Hélène Cabanes a fait une intervention elle aussi. Assez remontée déjà suite aux remarques du brillant Sacha (comique de répétition, tout ça…), elle a en plus été perturbée dans son discours par djidjibé. C’est quoi, djidjibé ? C’est JJB. 

Jean-Jacques Bolzan. L’élu au bien-manger (oui, c’est très con comme terme, mais c’est l’appellation officielle choisie par la majorité. Bien-manger, bien-grandir, bien-penser, bien-mourir, bien-voter-à-droite… il se pourrait qu’il y ait des inventions de notre part dans la liste, mais ça reste crédible et cohérent). L’élu au bien-manger, donc, celui qui twitte plus vite que la plus influenceuse des influenceuses instagram ses photos de bouffes diverses et avariées pour montrer que la majorité est proche des gens qui ont du mal à boucler les fins de mois en allant bouffer pour 85 euros en moyenne par repas midi et soir. 

JJB, donc, pendant le discours d’Hélène qui rebondissait sur les attaques mesquines du brillant Sacha (comique de répétition, toujours), a trouvé pertinent de brailler très fort « ET Y’A DU FOIE GRAS CE MIDI ! », accompagné dans sa grosse blague très grasse elle aussi par les rires gras de ses congénères masculins. 

Jean-Luc Moudenc, toujours soucieux de maintenir la qualité des débats et la bonne tenue du conseil métropolitain, s’est empressé de ne rien dire et ne surtout pas rappeler à l’ordre les braillards de son équipe. 

Par contre, après quelques interventions d’Odile, il a décrété qu’il était temps d’aller se restaurer. On vous avait promis une photo du repas lors de notre dernière infolettre, on a tenu parole : elle est disponible ici pour le repas, et là pour le dessert.  

Mais quel repas, quand même ! On a été gâtés. Huîtres, crevettes, saint-Jacques, sushis, sashimis, foie gras, jambon cru, saucisse de Toulouse, et une feuille de salade pour les légumes.  

On a été gâtés, oui. Enfin, du moins pour les non-végétariens. Parce que pour elles et eux, il a fallu aller s’acheter à manger ailleurs, en dehors du conseil. L’inclusivité n’est pas au rendez-vous de la démonstration du bien-manger. Mais bon, après tout, on ne va pas s’enquiquiner pour des bouffeurs de pas-viande, hein ? Et ce n’est pas la première fois que ça se produit, malheureusement. 

Donc après un repas bien roboratif, nous attaquâmes la seconde partie du conseil (oui, « seconde », étant donné qu’il n’y a pas de troisième, sinon on dirait « deuxième » : cette leçon de vocabulaire vous était offerte par Aymeric, notre maître Capello au rabais). 

Durant cette seconde partie, on a eu des interventions d’Odile sur la politique du logement où elle a démontré qu’il faudra 34 ans à la métropole pour résorber le “stock” de demandeurs de logements très sociaux au rythme de la politique de gentrification menée, François qui a fait un sketch très marrant (et surtout fondé) sur sa possible intégration au club des jeunes entrepreneurs, parce que la question elle est vite répondue (pour celles et ceux qui n’ont pas la ref, cadeau), Odile qui a fait une intervention, Maxime qui a parlé de l’hyperloupé de Francazal, Odile qui a répondu à la réponse à sa réponse, Aymeric qui nous a parlé de sa voisine Anne-Marie et du pyracantha qui est une saleté qui mord (le pyracantha, pas Anne-Marie), Caroline qui a parlé du podcast « les couilles sur la table », entraînant des « ooooooooh » du même public braillard et rigolard du foie gras, parce qu’un Homme, un vrai, ça parle de couilles avec classe, mais une femme, ça ne se fait pas, c’est grossier venant d’elle, Odile a dénoncé la politique de logement et d’aménagement du quartier des Cèdres à Blagnac, Jamal a parlé des habitants des quartiers, et puis on en est arrivés aux vœux.  

Alors là, on a eu droit à un festival. 

De qui, me direz-vous, si vous êtes toujours en train de lire (elle est longue, cette infolettre, en plus y’a plein de liens cliquables pour vous perdre en chemin) ? 

Hé bien de la star de la fin de conseil : Robert Médina

Vous ne connaissez pas Robert Médina ?  

Il est maire de Mondouzil, la plus petite commune de la métropole. Il s’était présenté aux sénatoriales, pour « redonner du respect aux maires ». Bah si jamais il avait réussi, il a tout anéanti lors du conseil métropolitain.  
Ce brave monsieur a déclaré qu’il y avait trop de vœux, et que par conséquent son groupe voterait contre tous ces vœux.  

Ouais, vous avez bien lu. Il se contrefiche de savoir ce qu’il y a dans ces vœux : il y en a trop, ça le retarde pour aller prendre sa soupe et se mettre au lit, donc il vote contre. Même Jean-Luc a dû négocier avec lui pour qu’il vote pour le vœu de  la majorité, parce qu’il y avait deux vœux quasiment identiques, et que Bébert, il les trouvait bien, mais que vu qu’ils n’étaient pas fusionnés, il voulait voter contre. Mais on ne résiste pas aux douces paroles de Jean-Luc, quand même, donc il a voté pour, parce que la soupe, faut bien se la faire servir quand même, et on avait eu des huître lors du repas alors bon voilà quoi. 

Visiblement, ce monsieur est coutumier du fait, lors du mandat précédent, il faisait pareil.  

Maxime a tenté de lui expliquer gentiment et posément que le moment des vœux était le seul moment de démocratie où l’on pouvait s’exprimer sur des sujets qui nous semblent importants et qui ne sont pas à l’ordre du jour, mais Roro, il n’en a pas démordu : trop, c’est trop, et la prochaine fois il se barre avant les vœux (ce qu’ont d’ailleurs fait d’autres élus, dont le nouveau groupe TMC d’Albert Sanchez, Ana Faure, Patrick Jimena et Julienne Mukabucyana, pour qui les vœux semblent aussi une étape facultative et trop fatigante). 

Donc voilà. Pour ce brave monsieur, un conseil, ça ne doit pas durer trop longtemps. Il a même déclaré que c’était « [notre] seule façon d’exister ». Oui, parce que lui, pour exister, il n’a besoin de rien. Il fait partie de ce troupeau de moutons qui suivent aveuglément le berger Moudenc et qui participent à la chambre d’enregistrement des délibérations. Chambre d’enregistrement perturbée par ces trublions d’extrême-gauche qui ont l’impudence de discuter les délibérations proposées par Jean-Luc et son équipe : les fats ! 

Proposition pour Bébert Médina : si la démocratie l’ennuie à ce point, qu’il abandonne ses mandats. Vu qu’il s’est fait gauler suite aux sénatoriales et condamné à 3 ans d’inéligibilité, ça lui permettra de regarder des enregistrements de « la chance aux chansons » tranquillement. 

Alors, on parle des vœux ? Bof. Les nôtres ont été tous soit dénaturés soit refusés, comme d’habitude. Nous proposons, ils refusent. Classique. 

Pour information, quand même, on a essayé de parler de la précarité énergétique, du financement de la ligne LGV (le brillant Sacha [comique de répétition encore] a quand même réussi à déclarer qu’il ne voyait pas l’intérêt de demander leur avis aux habitant(e)s sur la LGV : ça se passe de commentaire), de la mise en place d’un couvre-feu pour l’aéroport, des personnes sans-abri, du GPSO, mais tout ceci n’a AUCUNE importance pour Robert Médina. 

Voilà. 

Si, quand même, not’bon président Moudenc, tout ragaillardi d’avoir vu Jean Castex et Eric Dupont-Moretti dans l’après-midi (ce qui l’a conduit à laisser la présidence des débats à Karine Traval-Michelet pendant 2 heures), a souligné que nous osions râler sur la démocratie alors que « les deux groupes ont totalisé 38 % du temps de parole aujourd’hui alors qu’ils ne représentent que 8 % de l’assemblée ». 

Ouais. Quelqu’un se dévoue pour lui expliquer que ses comparses ferment systématiquement leur clapet sur des délibérations qu’ils ont eux-mêmes proposées, et que Robert Médina et son groupe passe son temps à attendre la fin du conseil en priant pour que personne ne parle ? 

Le principe même de la démocratie est que nous ne laissions pas passer tout et n‘importe quoi sans nous questionner ni proposer des améliorations. Mais c’est tellement facile de balancer des chiffres comme ça pour impressionner l’audience. 

Voilà. Il  est temps désormais pour vous de vous concentrer sur des choses plus réjouissantes qu’une assemblée à 92 % liée à Jean-Luc Moudenc. C’est la fin d’année, c’est Nowell, les fêtes de famille ennuyeuses / réconfortantes / épuisantes / joyeuses / insignifiantes / enthousiasmantes (rayez les mentions inutiles, et vous pouvez même en ajouter d’autres si vous le souhaitez, on est comme ça, nous, on est des dingues, en plus d’êtres des islamo-gauchistes-écolos-vélocistes). 

Joyeuses fêtes de fin d’année à vous toutes et tous, on vous souhaite tout le meilleur pour cette fin de 2021 et le début de 2022, et on vous retrouve dès janvier 2022 pour préparer le prochain conseil métropolitain qui aura lieu le jeudi 10 février

Si vous avez encore un peu de courage, vous pouvez aller lire l’article écrit par Aymeric sur ce qu’est la vraie vie d’un conseiller d’opposition

Vous pouvez aussi retrouver toutes les interventions d’Odile sur www.odilemaurin.fr dans les actualités pour chaque conseil. 

Vous pouvez évidemment retrouver nos précédentes infolettres sur notre site : http://groupe-amc.org/?s=infolettre    

Un commentaire

  1. liv'

    Merci d’avoir le temps de nous écrire ce truculent compte-rendu. On est heureux d’être représentés, tristes d’être méprisés et soulagé que certains aient le désir de faire vivre cette instance si confite.

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